par Clementine
sur April 6, 2017
6 min de lecture

La deuxième étape de notre périple en Afrique du Sud commence : après avoir passé une journée sur la péninsule du cap de Bonne-Espérance, nous voici dans l’avion en direction de Port Elizabeth. Après un vol d’à peine 1h depuis Cape Town, et un trajet d’1h30 depuis l’aéroport de PE, nous arrivons dans la réserve de Kariega pour un safari de 3 jours. Avec ses 13 000 hectares de verdure et d’espaces protégés, la réserve abrite de nombreuses espèces d’animaux sauvages : mammifères, oiseaux, reptiles… Tout ce petit monde vit en parfaite harmonie, ou presque !

 

Les réserves sont généralement moins fréquentées que les parcs nationaux car elles offrent un prix plus élevé, et proposent une expérience de safari plus exclusif. Bien souvent, des lodges de luxe sont installés à l’intérieur même des réserves, pour un séjour confortable à seulement quelques pas de la vie sauvage.

 

En ce qui concerne la réserve de Kariega, son propriétaire était autrefois un fermier et disposait d’immenses étendues de pâturage, pour nourrir les animaux de ferme dont il s’occupait. Il a décidé de changer cette ferme en réserve pour en faire un sanctuaire pour la vie sauvage. Les animaux sauvages y ont été introduits au fur et à mesure afin d’établir un écosystème bénéfique pour la faune et la flore.

 

Nous rencontrons notre guide dès notre arrivée, le ranger Bongani, qui s’occupera de nous durant tout notre séjour. Bongani est ranger depuis plusieurs années, il conduit les jeep comme personne et sait à peu près tout ce qu’il y a à savoir sur la vie des animaux (et des plantes) dans la réserve.

 

La journée dans la réserve est composée de 2 safaris : l’un à 6h du matin, l’autre à 16h, et entre les deux, vous avez tout le temps de petit-déjeuner, lézarder au bord de la piscine du lodge, déjeuner, et pourquoi pas partir en promenade : il existe un petit chemin de randonnée d’un peu plus d’1 heure qui vous emmène autour du lodge. Vous pouvez facilement croiser des impallas à proximité du lodge durant votre promenade. Les impallas sont aussi appelés Macdonald car ils ont sur leur derrière un trait de poil plus clair qui ressemble étrangement au M de l’emblème de fast-food américain. Vous avez aussi la possibilité de faire du canoë sur la rivière Kariega. Le soir, rien de mieux qu’un boma (feu de camp traditionnel) pour se réunir autour d’un bon repas.

 

Nous partons pour notre premier safari en jeep ouverte. La réserve est peuplée de centaines d’animaux, qui se sont peu à peu habitués à la présence des voitures et ne réagissent pas tellement à notre approche. Nous commençons à croiser les habitants de la réserve dès les premières minutes, pour notre plus grand bonheur. Au fur et à mesure des jours et des animaux que nous rencontrerons, Bongani nous apprendra énormément de choses sur la faune sauvage d’Afrique.

 

Voici une petite liste de faits intéressants que j’ai appris durant mon séjour :

Il existe une “garderie de girafes” dans la réserve. Les femelles y laissent leur petit et viennent de temps en temps s’assurer que tout va bien. Les bébés girafes restent entre eux et passent la plupart de leur temps à manger de l’herbe et des feuilles.

 

Il n’existe pas deux zèbres dans la nature avec le même motif de zébrures, c’est un peu comme les empreintes digitales chez les hommes.

 

Lorsque les lions se reproduisent, le coït ne dure généralement pas plus de 10 ou 15 secondes, cela dit, ils remettent le couvert toutes les 10-15 minutes. Sinon, ces félins passent la majeure partie de leur temps à dormir.

 

Les hippopotames, qui ont pourtant l’air très calme, sont parmi les animaux les plus dangereux de la savane : ils sont très protecteurs de leur progéniture et de leur territoire. Si vous avez la malchance de vous retrouver entre une mère et son petit, c’est que votre heure est sûrement venue…

 

Les rhinocéros possèdent deux cornes frontales qui poussent toute leur vie : ces cornes sont composées de kératine (comme dans nos ongles et cheveux). Dans la réserve de Kariega, les cornes des rhinocéros sont régulièrement coupées pour ne pas attirer les braconniers. L’une des mamans rhinos a d’ailleurs survécu à une attaque de braconniers il y a 5 ans et n’a plus du tout de corne (sur la photo ci-dessous).

 

Les oreilles des éléphants d’Afrique ressemblent à la forme du continent africain. Les éléphants se déplacent en troupeau, et font beaucoup de dégât sur leur passage.

 

Pour notre dernier safari, nous partons pour une petite croisière-apéritif sur la rivière Kariega, au coucher du soleil. De notre embarcation, nous pouvons voir des petits singes vertvet sautés d’arbre en arbre : il s’agit d’une espèce caractéristique de l’Afrique australe (plus vers l’est) qui vit en groupe au bord des lacs et rivières.

 

 

Le dernier jour de notre retraite dans la réserve est arrivé, et jamais nous n’aurions pensé voir autant d’animaux sauvages en si peu de temps. Avant de partir, un groupe de girafes vient nous dire au revoir, elles sont seulement à quelques mètres de la réception et nous regardent fixement tout en ruminant tel des vaches. La troisième étape de notre aventure sud-africaine va commencer : un road-trip sur la route des Jardins (Garden Route) le long de l’océan Indien.

 

Au sein même de Kariega, plusieurs établissements plus ou moins luxueux sont disponibles pour vous accueillir :

  • Main Lodge : lodge familial plus adapté aux petits budgets
  • Settlers Drift : camp de tentes très luxueux, idéal pour les couples en quête d’intimité
  • River Lodge : lodge installé au bord de la rivière Kariega
  • Ukhozi Lodge : conseillé pour les couples en lune de miel et escapades romantiques
  • The Homestead : “maison” tout indiquée pour les familles ou groupes d’amis

 

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